Monday, June 30, 2008.

Pas de premiers répondants à Côte-Saint-Luc

Par Noée Murchison, Le Journal de Montréal

Les résidants de Côte-Saint-Luc continueront d’être les seuls citoyens de
l’île de Montréal à ne pas être servis par des premiers répondants
professionnels.

Tandis que toute l’île de Montréal profitera du service de premier
répondant offert par les pompiers d’ici la fin 2009, le projet de loi 22,
adopté le 20 juin dernier à l’Assemblée nationale, prévoit une exception
permanente pour la ville défusionnée de Côte-Saint-Luc.

«C’est complètement aberrant de la part du gouvernement Charest de
permettre à des bénévoles de remplacer des premiers répondants
professionnels», s’exclame Michel Crevier, président de l’Association des
pompiers de Montréal.

Bénévoles

Des bénévoles vont continuer d’agir à titre de premiers répondants sur ce
territoire, même si toutes les caser nes de pompiers de l’île seront
formées pour donner le service.

«Notre équipe de bénévoles a plus d’heures d’entraînement que les
pompiers», clame le maire de Côte-Saint-Luc, Anthony Housefather, qui tient
à maintenir le service communautaire en place depuis 1980.

Le porte-parole de la ministre des Affaires municipales, Nathalie
Normandeau, indique que le maire a convaincu les parlementaires que le
service de bénévoles est suffisamment performant.

Sécurité

Mais l’exception permanente accordée à Côte-Saint-Luc fait bondir le
porte-parole du Parti québécois en matière de métropole.

«C’est la sécurité des gens qui est en jeu. En tout respect pour les
bénévoles, ça ne se compare pas à des pompiers professionnels», s’insurge
Martin Lemay, député de Sainte-Marie-Saint-Jacques.

Le Service de sécurité incendie de Montréal préfère attendre d’avoir
analysé toutes les implications de la loi avant d’émettre des commentaires.

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