Adolescente tuée: le frère sera accusé de meurtre prémédité

Catherine Handfield

La Presse

Maor Attar, 18 ans, devrait être accusé du meurtre prémédité de sa soeur de 14 ans cet après-midi au palais de justice de Montréal.

La comparution se fera pas vidéoconférence, puisque l’accusé est présentement hospitalisé, a indiqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Raphaël Bergeron. «Il se serait infligé des blessures pendant l’évènement», a précisé M. Bergeron.

Le drame est survenu dans la résidence familiale, située au 5507, avenue Randall, entre les chemins de la Côte-Saint-Luc et Merton.

En rentrant à la maison, vers 18h40, la mère de la victime a découvert le corps inerte de sa fille de 14 ans, Shirel Attar. Selon la police de Montréal, elle portait plusieurs marques de violence.

Quelques minutes plus tard, la grande soeur de la victime, 19 ans, est arrivée sur les lieux en catastrophe, selon les voisins. «La petite et sa mère criaient et pleuraient», a dit Irene Konigsberg, qui habite à quelques maisons.

Peu avant 23h, le frère de la victime a été appréhendé à l’angle du chemin Merton et de l’avenue Alpine, tout près de la résidence familiale. Les enquêteurs des crimes majeurs l’ont interrogé jusqu’en fin d’avant-midi.

Selon la rumeur qui court dans le voisinage, les relations entre la victime et son frère étaient tendues. Michael Peres, un ami de la soeur aînée, ignorait toutefois l’existence d’un tel conflit au sein de la famille Attar, qui faisait peu de vagues dans le voisinage.

«C’est un choc total, a dit M. Peres, 20 ans. La grande soeur me parlait de son frère comme on parle d’un frère, sans plus. Récemment, elle s’était rapprochée de sa petite soeur, qui était une fille charmante.»

Selon Michael Peres, l’accusé, Maor Attar, a étudié à l’école secondaire privée Hebrew Academy, à Côte-Saint-Luc. La jeune victime fréquentait selon lui une école publique.

Les voisins ignorent si Maor Attar vivait toujours chez sa mère. «Je voyais les filles passer dans la rue, mais je ne savais même pas qu’elles avaient un frère», a dit Irene Konigsberg. Selon une voisine qui a requis l’anonymat, les parents de la victime étaient séparés et le père ne vivait pas à la résidence familiale.