2013/09/11

L’Hôpital général juif respecte la liberté de ses employés quant au port de signes religieux visibles

Compte tenu de l’information diffusée par le gouvernement le 10 septembre concernant son projet de Charte des valeurs québécoises, l’Hôpital général juif (HGJ) réaffirme sa conviction que toute personne a le droit de travailler en milieu hospitalier, que sa tenue vestimentaire comporte ou non un symbole religieux ostentatoire.

L’HGJ estime que la liberté de choisir ou non de porter des signes religieux ostentatoires ne nuit pas à la capacité de ses employés de fournir au public des services appropriés et en temps opportun. De même, pourvu que ces services soient offerts en faisant preuve de compétence professionnelle, de courtoisie et de respect, la perception du bénéficiaire ne devrait pas l’emporter sur la liberté de religion et la liberté d’expression des employés de l’hôpital.

L’Hôpital général juif soutient cette position, et ce, même dans le cas où l’HGJ et certains autres établissements se verraient accorder une exemption, si le projet de Charte devient loi. Pour ne citer qu’une des nombreuses raisons, les membres du personnel qui occupent différentes fonctions cliniques ou universitaires dans plusieurs établissements devraient se conformer à différentes normes vestimentaires, selon l’endroit où ils sont appelés à travailler.

La pertinence de la position de l’HGJ est confirmée par l’histoire même de l’hôpital. Depuis près de 80 ans, l’HGJ s’est toujours fait honneur du fait que ses employés – représentant une grande diversité de croyances et portant, pour certains, des signes religieux ostentatoires sur leurs vêtements — prodiguent des soins de qualité supérieure aux Québécois de toutes les origines. Les patients de l’HGJ continuent de se présenter, de plus en plus nombreux, à cet hôpital avec une seule pensée en tête : recevoir des traitements et des soins de la plus haute qualité. C’est vraiment ce qui compte le plus pour les résidants du quartier Côte-des-Neiges où se trouve l’hôpital, un quartier généralement considéré comme un des plus diversifiés au Canada, tant sur le plan ethnique que racial, culturel, linguistique et religieux. Il n’est donc pas étonnant que l’HGJ ne reçoive pas de plaintes à propos des tenues à caractère religieux ou culturel de son personnel.

Il convient également de noter que l’HGJ possède une politique officielle de non-discrimination, et ce, depuis l’époque de l’élaboration des plans de construction de l’hôpital, au milieu des années 1920. En fait, une des raisons majeures de la fondation de l’HGJ a été de donner du travail aux professionnels de la santé et de soigner les gens qui, à cause de leurs origines, n’avaient pas accès à l’emploi et ne pouvaient recevoir des soins ailleurs à Montréal. Aujourd’hui encore, les valeurs mises de l’avant par l’hôpital comprennent un engagement à traiter les patients et les employés avec dignité et dans le respect de leurs croyances religieuses.

Un mémoire décrivant la position de l’Hôpital général juif pourrait être déposé à l’Assemblée nationale à une date ultérieure.

Glenn J. Nashen, Directeur

Affaires publiques et communications