NASH SHIRT – ST. LEONARD D’ASTON – NOV. 29, 2017

M. le Maire, Mme Campeau, mesdames et messieurs:

C’est un peu ironique que je sois ici aujourd’hui, représentant mon père et ma famille à cause d’un cheval qui est mort il y a presque 90 ans! Mon oncle Boris était un colporteur qui partait de Montréal et allait de village en village. Il a ouvert La Maison Boris, un magasin général sur la rue Principal de St. Leonard D’Aston en 1928. Quelque 20 ans plus tard, mon père revenait de son service dans les Forces aériennes du Canada. Ayant suivi une formation en comptabilité générale, mon oncle Boris et mon père ont commencé Nash Shirt Limited à l’étage supérieur de cet édifice, qu’ils ont éventuellement acheté, puis la piste de quilles voisine et un troisième édifice attenant, ainsi la vieille gare et quelques autres maisons. Au fil des ans, ils ont employé plusieurs centaines de personnes de la ville et des villes voisines, environ 230 employés à leur apogée. Même les femmes de la région travaillaient comme couturières à la maison. La ville se débrouillait plutôt bien pendant ces années, et pratiquement toutes les familles étaient liées d’une manière ou d’une autre au travail effectué dans ces locaux. En effet, il a été dit que Saint-Léonard « habillait le Canada ».

Monsieur Boris et Monsieur Georges, comme ils étaient affectueusement surnommés, ont toujours eu une merveilleuse relation de travail avec leurs employés. Boris était tellement respecté qu’à sa mort, en 1970, presque tous les employés sont montés à bord d’autobus pour se rendre à Montréal et assister à ses funérailles.

L’entreprise a continué de croître et de prospérer. Mon frère Stan a rejoint la compagnie et passait la semaine ici à l’usine. Ensuite, mon frère Barry a également rejoint le bureau de Montréal. En tant qu’étudiant adolescent, je passais plusieurs semaines chaque été à m’entraîner ici, en compagnie de mon ami, Marcel Alie, qui conduisait le camion, allait chez toutes les couturières et faisait toutes les courses. Marcel est aussi celui qui m’apprenait un bon français de campagne. Apres mes études de l’Université j’ai commencé a travaillé aussi pour Nash Shirt. Oh, les merveilleux souvenirs!

Mon père, qui a maintenant 94 ans, se souvient avec beaucoup d’affection de ses années à Saint-Léonard D’Aston. Pendant toutes ces années, de 1948 jusqu’à la fermeture de l’usine en 1983, il avait à ses côtés Marcelle Hébert, son adjointe de confiance. Il garde de bons souvenirs de plusieurs habitants de la ville qui travaillaient dans cet édifice et fabriquaient des chemises et des jeans vendus dans les magasins populaires d’un océan à l’autre, des uniformes pour les policiers, des jeans pour les ouvriers et portés plus tard par une jeune génération d’adolescents et de jeunes adultes. Les gens qui ont travaillé dans cet édifice pendant plus de 35 ans ont réellement habillé tout le Canada.

Au nom de mes parents, M. Georges et Mme Phyllis, de mes frères et de toute notre famille, nous saluons les résidents de la ville et des villes voisines, et tous ceux qui s’efforcent de préserver la mémoire de cet endroit merveilleux. Que cette communauté et ses merveilleux résidents continuent de prospérer pendant de nombreuses années. Longue vie à Saint-Léonard d’Aston.

Merci beaucoup et bonne journée.

 

Glenn J. Nashen (fils de M. Georges Nashen)

 

One upon a time… The story of Nash Shirt Limited of Saint Leonard d’Aston

 

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