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La Presse

Montreal

Lettre à l’éditeur par le conseiller Glenn J. Nashen

Le 7 avril 2009

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Pourquoi les Québécois sont-ils encore défavorisés quand il s’agit des soins d’urgence préhospitaliers ? Il y a au moins 20 ans que l’on souligne la nécessité de se doter d’hélicoptères médicaux pour les traumatismes majeurs et les urgences médicales dans les régions rurales, mais nous n’en avons pas encore au Québec. Il est indéniable que les ambulanciers en soins avancés préhospitaliers possèdent les compétences nécessaires pour assurer la survie, sauf si vous habitez au Québec.

Et pourquoi le port du casque protecteur n’est-il pas obligatoire pour les cyclistes et les skieurs, alors qu’il est prouvé qu’il peut réduire de 80 % le risque d’un traumatisme crânien ? La prévention des blessures et la réduction du nombre d’hospitalisations et de visites aux services déjà encombrés permettraient des économies pour les contribuables et allégeraient le fardeau qui pèse sur notre système de santé déjà trop sollicité.

Le Québec se dit à l’avant-garde et fier de son esprit d’initiative, mais il reste loin derrière en matière de soins d’urgence préhospitaliers et de préparation aux situations d’urgence. Il est grand temps de rattraper le temps perdu. Ambulances aériennes, ambulanciers paramédicaux de soins avancés, casques protecteurs et vaste programme de formation à la réanimation cardio-respiratoire : voilà des facteurs qui permettent de sauver des vies. Il est temps d’investir là où ça compte vraiment, car nos vies en dépendent.

Glenn J. Nashen

Conseiller municipal (Sécurité publique)

Côte Saint-Luc